Un peu plus de cinq mois après l’ouverture du marché français des paris en ligne, l’explosion attendue n’a pas eu lieu, affirme La Croix. Pour son enquête, le quotidien a interviewé de nombreux acteurs du marché, parmi lesquels Christophe Blot (SajOO), en photo...
Des jockeys en tenue qui entonnent un hymne dans un stade, une grand-mère qui tacle un loup-garou lors d’un match de football: les opérateurs de paris en ligne rivalisent d’inventivité pour convaincre les Français de miser sur les paris sportifs.
Chacun tente de se faire une place au soleil sur un marché qui était censé être un véritable jackpot financier. Sur Internet, à la radio ou à la télévision, la bataille publicitaire fait rage depuis que la France a mis un terme au monopole de la Française des jeux (FDJ) et du PMU sur les paris sur Internet.
«L’objectif du législateur était de faire basculer l’offre illégale vers un cadre légal et réglementé, rappelle Jean-François Vilotte, président de l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel). Il était urgent de trouver une réponse pour encadrer ce marché. Il s’agit davantage d’une loi de régulation que d’une libéralisation.»
Pour les opérateurs, l’Eldorado attendu n’est pas au rendez-vous. «Les résultats pour les paris sportifs ne sont pas conformes à nos attentes, analyse Benoît Cornu, directeur de la communication du PMU. Si la Coupe du monde de football a très bien marché, elle n’a pas servi de marche d’escalier.»
D’après les derniers chiffres de l’Arjel, les mises, tous sports confondus, s’élèvent tout de même à 363 millions d’euros depuis l’ouverture du marché, soit près de huit fois plus que les 43 millions de la FDJ en 2009. Plus de 30 sports sont concernés et c’est logiquement le football qui décroche la première place avec 57% des paris, devant le tennis (25%).
Cependant les parieurs ne sont pas aussi nombreux que prévu. Les joueurs réguliers sont 125.000 et la mise moyenne est de 8€. «Nos parieurs sont clairement des fans de sport, mais pas autant que nous le pensions. Il y a un travail de démocratisation à faire pour séduire le grand public», estime Christophe Blot, directeur délégué de Sajoo.fr.
Pour expliquer la croissance modérée des paris sportifs en ligne, les avis des différents opérateurs divergent. Certains pointent la fiscalité, comme Christophe Blot: «Les taxes en France sont plus élevées que dans les autres pays. Du coup, certains jours nous perdons de l’argent.»
Si Hervé Schlosser, président du groupe France Pari, espère une «harmonisation européenne» de la fiscalité, il insiste sur la concurrence persistante des sites illégaux. «Le basculement de l’offre illégale vers l’offre légale n’est pas encore terminé, c’est une question de temps», précise-t-il.
Par ailleurs, la concurrence est rude entre les nouveaux entrants et les opérateurs ancrés dans le paysage national. Au PMU, on se félicite d’avoir «réussi la première étape». Quant à la FDJ, elle annonce 15% de part de marché.
A contrario, Christophe Blot, le directeur délégué de Sajoo exprime son inquiétude. «On a eu la confirmation qu’il sera difficile d’être rentable, explique-t-il. Ainsi, les opérateurs qui ont d’autres sources de revenus ou qui sont présents à l’étranger sont clairement avantagés», explique-t-il.
Si le bilan pour les opérateurs est contrasté, il l’est beaucoup moins pour les clubs de Ligue 1 de football: selon le cabinet allemand de conseil Sport + Markt, 93% des 21 millions d’euros supplémentaires injectés cette saison dans le sponsoring maillot proviennent des sociétés de paris en ligne.
Source: La Croix
Les adolescents seraient deux à quatre fois plus susceptibles que les adultes de développer une dépendance, selon Le Figaro. Qui se demande: "Les adolescents vont-ils être entraînés dans la spirale des jeux d'argent sur la toile?"

C'était une des inquiétudes exprimées par les associations de protection de l'enfance avant l'ouverture à la concurrence des jeux d'argent et de hasard en ligne en juin dernier. Leur accès a beau être strictement interdit aux mineurs, 8% de jeunes âgés de 12 à 17 ans ont déjà essayé d'y jouer, selon une enquête réalisée par TNS Sofres auprès de 500 adolescents pour Action Innocence et l'Unaf (Union nationale des associations familiales).
Soit 382.000 mineurs si l'on projette ce chiffre sur l'ensemble de la population française de cette catégorie d'âge. «Ce pourcentage n'est pas anodin car l'étude a été effectuée seulement trois mois après la libéralisation du marché des jeux d'argent en ligne. Il faut surveiller attentivement cette tendance», avertit Véronique Fima-Fromager, présidente d'Action Innocence, association qui œuvre pour la protection des enfants sur Internet. «D'autant plus qu'il y a un effet de mode sur les jeux de poker. Ils sont très prisés par les adolescents, surtout dans les classes de 3ème et de 4ème», prévient Myriam Myriam Meunier, psychologue et responsable du service prévention d'Action Innocence.
Ce chiffre est également marquant quant on sait que tout a été prévu pour que les jeunes joueurs ne puissent pas miser sur ces sites de paris en ligne ou de poker. Leur régularisation a été encadrée par la création de l'Arjel (autorité de régulation des jeux en ligne) et la mise en place obligatoire d'un dispositif de vérification de l'âge sur les sites autorisés. A moins d'accéder à un site illégal, il est impossible de miser sans donner une pièce d'identité et un relevé d'identité bancaire.
Pour contourner le système, les moins de 18 ans doivent donc emprunter ou subtiliser ces documents à leurs parents ou à un autre adulte. «Rien ne dit que les adolescents qui ont tenté de jouer sur ces sites soient parvenus à leurs fins», précise Olivier Gérard de l'Unaf et membre de la commission de l'Arjel en charge de «l'impact de l'ouverture sur la demande». Du côté de l'Unaf, ce pourcentage est d'ailleurs jugé plutôt rassurant. «Nous craignions un nombre de tentatives de connections plus important. Cela montre aussi l'efficacité du dispositif», rajoute Olivier Gérard. Action Innocence dénonce cependant de petits arrangements avec le système.
«Beaucoup de sites proposent de jouer «pour de faux», avec de la monnaie virtuelle. C'est une pratique accessible à tous et pernicieuse car elle conditionne les adolescents à miser de leur argent à leur majorité», indique Véronique Fima-Fromager.
«Nous regrettons aussi la publicité massive pour les sites de paris et de poker qui va forcément donner des idées aux plus jeunes». Par ailleurs, un tiers des 12-17 ans interrogés ignorent que les jeux de hasard et d'argent sont interdits aux mineurs. Une statistique qui peut être interprétée de différentes manières. Cette ignorance peut aussi bien refléter un désintérêt pour ces jeux que souligner des défaillances en matière de prévention. Alors que plusieurs études ont montré la fragilité des adolescents face au jeu - ils seraient deux à quatre fois plus susceptibles que les adultes de développer une dépendance selon l'International Centre for Youth Gambling Problems and High-Risk Behaviours - le thème de la protection des mineurs est en tout cas jugé prioritaire par l'Arjel. « Nous vérifions auprès des opérateurs que les consignes sont bien respectées, notamment grâce à des contrôles sur les comptes joueurs, explique Jean-François Vilotte qui préside cette autorité de régulation. En outre, les gains d'un mineur qui aurait réussi déjouer le système seraient versés sur un compte bancaire qui n'est pas le sien. «C'est aussi une forme de protection», indique Jean-François Vilotte.
Reste le problème des mineurs qui possèdent déjà leur propre compte bancaire. «A priori, la plupart de leurs cartes ne permettent pas de payer en ligne mais nou travaillons avec les banques afin d'attribuer aux mineurs des numéros de comptes qui soient identifiables par les sites Internet pour pouvoir être systématiquement refusés», signale Olivier Gérard. Quant au problème de l'utilisation de la carte des parents, il dépasse le sujet des jeux de hasard sur Internet. Sur la toile, les paiements en ligne peuvent aussi servir à régler des abonnements à des jeux d'aventure ou de simulation bien plus classiques et autorisés à tous. Pour acquitter la facture, 10% des 12-17 ans auraient déjà utilisé la carte de leurs parents avec la bénédiction de ces derniers. Mais 5% des mineurs interrogés ont tout de même avoué avoir subtilisé le précieux sésame pour régler en cachette une activité payante sur la toile!
Source: Le Figaro
Un joueur allemand soupçonné de tricherie a été disqualifié, vendredi 5 novembre, à la veille de la finale du Partouche Poker Tour, l'un des plus importants tournois de poker d'Europe, qui doit se disputer à Cannes ce week-end, a annoncé le groupe Partouche.
Le tricheur présumé, Ali Tekintamgac, "a été disqualifié après s'être rendu coupable de manœuvres frauduleuses", a précisé Maxime Masquelier, pour qui les modalités de la fraude sont plutôt exceptionnelles dans ce type de tournoi de haut niveau.
Selon une source au sein du groupe Partouche, le joueur allemand aurait en effet été aidé par un faux journaliste lors de la phase finale du tournoi qui s'est déroulée à Cannes du 2 au 7 septembre.
TOURNOI EN ESTONIE
Maxime Masquelier a expliqué que cette mesure d'expulsion "très rare" avait été prise après le visionnage des bandes vidéo, une procédure observée après chaque épreuve, ajoutant qu'une plainte avait été déposée auprès du service central des courses et des jeux du ministère de l'intérieur.
Selon le responsable d'un site de poker en ligne, Ali Tekintamgac a déjà été exclu d'un tournoi en Estonie. Ce joueur allemand avait remporté le 22 mai le tournoi de poker WPT de Barcelone et empoché 315 000 euros.
La phase finale du tournoi Partouche a réuni à Cannes 764 joueurs qui ont payé chacun un droit d'entrée de 8 500 euros. La finale du tournoi se déroulera donc exceptionnellement à huit joueurs au lieu de neuf, au casino Palm Beach de Cannes. Le tournoi est l'un des mieux dotés d'Europe, avec un gain de 1,3 million d'euros pour le vainqueur.
Source : le monde
Jean-François Vilotte, président de l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne (Arjel), bénéficie d’une rémunération annuelle de 75.688€ soit 6.300€ mensuel, selon un rapport parlementaire que s'est procuré l'Observatoire citoyen des jeux...

Un rapport parlementaire bientôt public, que l’observatoire citoyen des jeux a pu consulter, révèle les rémunérations des présidents des différentes Autorités Administratives Indépendantes (AAI) dont l’Arjel fait partie. Ainsi, le président de l’Arjel se place dans le premier tiers des présidents les mieux payés (selon les recensions de ce rapport).
Sa rémunération annuelle, il faut l’avouer, est à relativiser par rapport à celles du président de l’AMF (302.986 €), de celui du CSA (184.964 €) ou du médiateur de la république (138.296€). La rémunération du président de l’Arjel est légèrement supérieure à celle d’un sénateur (6.209 € net/mois).
Source: L'observatoire citoyen des jeux
Cinq personnes ont été mises en examen lors du démantèlement d'un réseau de machines à sous illégales placées dans une trentaine de bars et des sandwicheries de l'Est de la France, a annoncé mardi la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Nancy.

Le coup de filet a été organisé début octobre et a permis d'arrêter un homme de 35 ans, de nationalité turque mais qui résidait en Allemagne. L'homme, sur lequel ont été retrouvés 12.000 euros en liquide, serait «l'une des deux têtes du réseau», selon les enquêteurs.
«En tout, nous avons saisi 35.000 euros en liquide, et des cartes de crédit pour jeux en ligne d'une valeur de 156.000 euros, des armes de poing, 20 appareils de jeux clandestins et trois 4x4 de luxe», a indiqué à l'AFP le vice-procureur de la JIRS, Rémi Coutin.
Deux des cinq interpellés ont été placés en détention provisoire, les trois autres étant astreints à un contrôle judiciaire. Le trafic aurait rapporté plus d'un million d'euros, selon Remi Coutin.
L'affaire avait commencé en 2008 à Mulhouse, où les services de la police aux frontières de Saint-Louis (Haut-Rhin) avaient découvert dans plusieurs bars et sandwicheries turcs «des machines à sous, comme celles qu'on trouve dans les casinos, ainsi que des dispositifs de jeux en ligne illégaux, qui donnent accès à des sites de poker et de roulette», a expliqué Rémi Coutin.
«Nous avons ensuite découvert que le réseau s'étendait dans toute l'Alsace, les Vosges, le Territoire-de-Belfort, la Meurthe-et-Moselle et la Haute-Saône», a-t-il poursuivi.
L'instruction, qui s'est appuyée sur le service régional de la police aux frontières de Metz et les spécialistes du service national de la douane judiciaire de Vincennes, a permis d'identifier une trentaine d'établissements qui abritaient les dispositifs de jeux illégaux.
«Ceux qui plaçaient les machines, les placiers, jouaient sur la future loi de libéralisation des jeux en ligne (promulguée en mai 2010), en disant que ça ne posait pas de problèmes, puisque ça allait devenir légal. Mais même la loi promulguée, les appareils restaient parfaitement illégaux», a précisé le vice-procureur.
Source: L'Alsace
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